Edo Komon by Komiya Yasutaka (Living National Treasure), Silk Furisode, early 1960s
Edo Komon by Komiya Yasutaka (Living National Treasure), Silk Furisode, early 1960s
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Edo Komon by Komiya Yasutaka (Living National Treasure), Silk Furisode, early 1960s
This exceptional furisode was created in the early 1960s by Komiya Yasutaka, a Living National Treasure and one of the most distinguished masters of Edo Komon.
Edo Komon developed during the Edo period under strict sumptuary laws, which restricted the use of luxurious garments among the samurai class. In response, artisans created textiles that appear plain from a distance, yet reveal extraordinarily intricate patterns upon closer inspection—an aesthetic of refined subtlety. However, these restrictions did not merely suppress expression—they fostered a culture of refinement and competition among the samurai, who sought ever more sophisticated and technically accomplished textiles.
Conversely, these restrictions not merely imposed limitations, but fostered a culture of competition among samurai to achieve increasingly advanced and sophisticated techniques.
At first glance, this piece appears as a soft, monochrome surface. However, it is in fact covered entirely with minute, meticulously executed patterns, requiring an extraordinary level of craftsmanship. Today, only a very small number of elderly stencil carvers remain.
The lower part may appear gradated in photographs; this is due to light reflection. In reality, the color is evenly distributed throughout the garment.
This work embodies the essence of Edo aesthetics—understated yet profoundly sophisticated.
* Edo Komon : Originally, Edo Komon was worn as attire by samurai.
This pattern is meticulously engraved with a carving knife, containing around 900 minute perforations within a square of just 3 cm.
To produce a single kimono, approximately 12.5 meters of fabric (36 cm in width) are required.
A single stencil is repeatedly repositioned along the fabric, ensuring that the pattern continues seamlessly, with no visible joins.
This process demands an exceptionally high level of precision and craftsmanship.
(Français)
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Edo Komon par Komiya Yasutaka (Trésor national vivant),Furisode en soie,
début des années 1960
Cette remarquable pièce est un furisode en Edo Komon réalisé au début des années 1960 par Komiya Yasutaka, reconnu comme Trésor national vivant et maître éminent de cette technique.
L’Edo Komon s’est développé durant l’époque d’Edo, sous l’influence des lois somptuaires qui limitaient l’ostentation vestimentaire de la classe des samouraïs. Les artisans ont ainsi conçu des textiles paraissant unis à distance, mais révélant, de près, des motifs d’une finesse extrême—une esthétique d’une grande subtilité.
Réciproquement, ces restrictions n'ont pas seulement imposé des limitations, mais ont encouragé une compétition entre les samouraïs pour atteindre des techniques toujours plus avancées et sophistiquées.
À première vue, l’œuvre semble d’une surface unie et délicatement colorée. Toutefois, elle est entièrement recouverte de motifs infinitésimaux, exécutés avec une précision exceptionnelle.
La partie inférieure peut sembler présenter un dégradé sur les photographies ; il s’agit d’un effet de réflexion de la lumière. En réalité, la couleur est uniforme sur l’ensemble du vêtement.
L’Edo Komon repose sur le savoir-faire combiné du graveur de pochoirs et du teinturier. La réalisation des pochoirs, essentielle à la précision des motifs, exige une maîtrise exceptionnelle. Aujourd’hui, seuls quelques artisans âgés perpétuent encore cette technique.
*Edo-Komon : À l’origine, l’Edo Komon était porté comme tenue des samouraïs.
Ce motif est réalisé à l’aide de pochoirs traditionnels Ise-katagami (environ 30 × 38 cm).
Chaque pochoir est minutieusement réalisé au couteau à sculpter , comportant environ 900 perforations extrêmement fines dans un carré de seulement 3 cm de côté.
Pour confectionner un kimono, environ 12,5 mètres de tissu (largeur de 36 cm) sont nécessaires.
Un seul pochoir est déplacé successivement le long du tissu, de manière à ce que le motif se prolonge sans aucune rupture visible.
Ce procédé exige un savoir-faire d’une précision et d’une maîtrise exceptionnelles.
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人間国宝・小宮康孝による1960年代初頭の江戸小紋の振袖
江戸小紋は、江戸時代の奢侈禁止令のもとで発展しました。武士階級は華美な装いを禁じられていたため、遠目には無地に見えながら、近づくと精緻な文様が現れるという、独自の美意識が生まれました。
しかしその制約は、単なる抑制にとどまらず、武士の間でより高度で洗練された技術を競い合う文化を生み出しました。その結果、極限まで細密な文様表現という、他に類を見ない染色技術が確立されました。
本作品も、一見すると無地のように見えますが、実際には全面にわたり極小の文様が均一に施されています。
江戸小紋は、型紙師と染め師という二つの高度な専門技術によって成り立っています。とりわけ文様の精度を左右する型紙の制作は極めて高度であり、現在ではその技術を担う型紙師は高齢化が進み、わずか数名を残すのみとなっています。
江戸小紋:もともと侍の装いとして用いられたものです。
この模様は伊勢型紙(約30cm × 38cm)を用いて制作されます。
型紙には彫刻刀を使い、わずか3cm四方の中に約900個もの微細な穴が手作業で彫られています。
一着の着物には約12.5メートル(幅36cm)の生地が必要とされ、一枚の型紙を順に移動させながら、継ぎ目がまったく判別できないように染め上げていきます。
この工程には、極めて高度で精緻な技術が求められます。
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